Les chiffres
Cette page rassemble les grandes masses de la dépense publique et les chiffres cités par nos propositions. Elle suit une règle simple : tout porte sur l’exercice 2025, le dernier clos, et chaque masse est donnée deux fois quand les deux chiffres existent, telle que votée par le Parlement début 2025, telle que constatée dans les comptes un an plus tard. Un budget est une prévision : l’écart entre le vote et l’exécution fait partie de l’information. Chaque donnée renvoie à sa source.
Ce que dépense la France, en 2025
Rapportée au produit intérieur brut, qui s’établit à 2 991 milliards d’euros en 2025, la dépense publique atteint 57,3 %. L’écart entre les deux premiers chiffres est le déficit de l’année.
Cette dépense se partage entre trois ensembles. Les administrations publiques centrales, 681 milliards, dont 608 pour l’État lui-même. Les administrations publiques locales, 336 milliards. Et les administrations de sécurité sociale, 803 milliards, soit le poste le plus lourd. Les retraites et l’assurance maladie pèsent donc davantage que l’État tout entier. La somme de ces trois montants dépasse le total, les transferts entre administrations étant éliminés dans le compte consolidé.
Comptes nationaux des administrations publiques pour 2025, données provisoires publiées par l’INSEE le 26 mars 2026 et révisées le 29 mai 2026. Les montants qui suivent sont tirés des lois de finances elles-mêmes et des comptes qui en constatent l’exécution.
Le budget de l’État en 2025, moins d’un tiers du total
Voilà pour le vote, en février 2025. Un an plus tard, les comptes sont arrêtés, et l’année a fini mieux que prévu.
| Voté | Constaté | Écart | |
|---|---|---|---|
| Recettes nettes du budget général | 308,4 | 318,7 | +10,3 |
| Charges nettes du budget général | 445,0 | 441,2 | −3,8 |
| Solde général | −139,0 | −124,2 | +14,8 |
Le déficit constaté, 124,2 milliards d’euros, est inférieur de 14,8 milliards au déficit voté. La Cour des comptes attribue l’essentiel de cette amélioration aux recettes : hausses d’impôts votées pour l’année, dont 7,5 milliards de surtaxe exceptionnelle sur les grandes entreprises, et rentrées plus dynamiques que prévu. Côté dépenses, l’écart vient de gels et d’annulations de crédits, pas d’économies durables : la Cour relève qu’aucune réforme structurelle ne l’explique.
Voté comme constaté, l’État dépense environ 1,40 euro pour chaque euro qu’il encaisse. L’écart est comblé par l’emprunt.
Les 445,0 milliards de charges nettes s’entendent fonds de concours compris. Ils s’obtiennent en retranchant des 582,4 milliards de crédits ouverts les seuls remboursements et dégrèvements d’impôts d’État, 143,6 milliards, ce qui donne 438,8 milliards, auxquels s’ajoutent 6,2 milliards de fonds de concours attendus. Les remboursements d’impôts locaux, eux, restent dans les charges.
La différence entre recettes et charges nettes donne le solde du seul budget général, −136,6 milliards au vote. Le solde général, −139,0 milliards, y ajoute les budgets annexes et les comptes spéciaux. Les deux périmètres sont distincts et ne se recomposent donc pas entre eux.
D’où vient l’argent
Une précaution de lecture avant le graphique, sans quoi il paraît faux. Il ne montre que ce qui revient au budget de l’État, et non ce que chaque impôt rapporte au pays.
La taxe sur la valeur ajoutée est de loin le premier impôt français, mais l’État en conserve moins de la moitié. En 2025, sur 211,7 milliards de produit net, 57,0 milliards sont allés à la sécurité sociale, 52,8 milliards aux collectivités territoriales, 4,0 milliards à l’audiovisuel public, et 98,1 milliards à l’État. C’est la raison pour laquelle elle apparaît ci-dessous à un niveau proche de l’impôt sur le revenu, alors qu’elle rapporte deux fois plus.
Le produit brut de la TVA a atteint 288,9 milliards en 2025, dont 77,2 milliards ont été remboursés, pour l’essentiel aux entreprises qui déduisent la taxe payée sur leurs achats : le produit net est de 211,7 milliards. Chiffres d’exécution, en comptabilité budgétaire, établis par la Cour des comptes.
Recettes constatées en 2025, nettes des remboursements, telles qu’établies par la Cour des comptes. La loi de finances prévoyait 349,6 milliards de recettes fiscales nettes ; l’exécution a atteint 356,4 milliards, soit 6,8 de plus que le vote, portée par l’impôt sur les sociétés et par la surtaxe des grandes entreprises. Les « autres recettes fiscales », en hausse de 29 % sur un an, regroupent notamment cette surtaxe, la contribution différentielle sur les hauts revenus, la taxe sur les rachats d’actions et les taxes affectées rebudgétisées.
À ces recettes il faut opposer les dépenses fiscales, exonérations, abattements et crédits d’impôt, chiffrées par la Cour à 91,8 milliards d’euros pour 2025 : plus d’un quart des recettes fiscales nettes est rendu avant d’être compté.
Ce qui part avant d’être dépensé
Deux prélèvements sont opérés sur les recettes de l’État avant tout arbitrage budgétaire. Ils n’apparaissent dans aucune mission et échappent donc au tableau des dépenses, ce qui conduit à sous-estimer les deux postes concernés.
| Bénéficiaire | Voté | Constaté |
|---|---|---|
| Collectivités territoriales | 45,2 | 46,1 |
| Union européenne | 23,1 | 23,0 |
| Total | 68,3 | 69,0 |
État A annexé à la loi de finances pour 2025 et exécution constatée par la Cour des comptes. Le prélèvement au profit des collectivités se compose de vingt-sept prélèvements distincts, dotation globale de fonctionnement en tête. Le seul prélèvement au profit de l’Union européenne, 23,0 milliards, dépasse largement les crédits de la mission Justice.
Où il va, mission par mission
Le budget de l’État est réparti en missions. Voici les trente-deux missions dotées de crédits en 2025, sans exception, en crédits de paiement, c’est-à-dire les sommes que l’État est autorisé à décaisser dans l’année.
| Rang | Mission | Crédits |
|---|---|---|
| 1 | Remboursements et dégrèvements | 148,3 |
| 2 | Enseignement scolaire | 88,6 |
| 3 | Défense | 59,9 |
| 4 | Engagements financiers de l'État | 56,2 |
| 5 | Recherche et enseignement supérieur | 30,9 |
| 6 | Solidarité, insertion et égalité des chances | 30,3 |
| 7 | Sécurités | 25,3 |
| 8 | Cohésion des territoires | 23,1 |
| 9 | Écologie, développement et mobilité durables | 21,7 |
| 10 | Travail, emploi et administration des ministères sociaux | 20,0 |
| 11 | Justice | 12,7 |
| 12 | Gestion des finances publiques | 10,9 |
| 13 | Régimes sociaux et de retraite | 6,0 |
| 14 | Investir pour la France de 2030 | 5,3 |
| 15 | Administration générale et territoriale de l'État | 4,9 |
| 16 | Aide publique au développement | 4,4 |
| 17 | Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales | 4,2 |
| 18 | Relations avec les collectivités territoriales | 4,0 |
| 19 | Culture | 3,9 |
| 20 | Économie | 3,7 |
| 21 | Action extérieure de l'État | 3,5 |
| 22 | Outre-mer | 3,0 |
| 23 | Immigration, asile et intégration | 2,1 |
| 24 | Anciens combattants, mémoire et liens avec la Nation | 1,9 |
| 25 | Sport, jeunesse et vie associative | 1,5 |
| 26 | Santé | 1,5 |
| 27 | Pouvoirs publics | 1,1 |
| 28 | Direction de l'action du Gouvernement | 1,0 |
| 29 | Conseil et contrôle de l'État | 0,9 |
| 30 | Transformation et fonction publiques | 0,7 |
| 31 | Médias, livre et industries culturelles | 0,7 |
| 32 | Crédits non répartis | 0,2 |
Total : 582,4 milliards, montant exact de l’état B annexé à l’article 139 de la loi de finances pour 2025. Deux missions supplémentaires y figurent pour zéro : l’audiovisuel public, financé hors budget général par une fraction de TVA, et le plan de relance, en extinction.
Ces crédits sont un plafond, pas une dépense. En exécution, à force de gels et d’annulations, les dépenses nettes du budget général se sont établies à 441,2 milliards, soit 3,8 milliards sous l’autorisation votée.
Cinq intitulés qui trompent
Un tableau brut induirait en erreur. Cinq lignes ne recouvrent pas ce que leur nom laisse croire, et les ignorer conduit à des conclusions fausses.
Remboursements et dégrèvements, premier poste du budget avec 148,3 milliards, n’est pas une dépense. Ce sont des restitutions d’impôt trop perçu : crédits de taxe sur la valeur ajoutée, crédit d’impôt recherche, trop-versés d’impôt sur le revenu et sur les sociétés. L’État rend de l’argent qu’il n’aurait pas dû encaisser. En exécution, la part portant sur les impôts d’État a d’ailleurs été inférieure de 6,7 milliards à la prévision.
Engagements financiers de l’État, 56,2 milliards, est à 96 % le paiement des intérêts de la dette. L’intitulé évoque des garanties, il s’agit d’intérêts.
Régimes sociaux et de retraite, 6,0 milliards, ne finance pas les retraites en général mais quelques régimes spéciaux en déficit démographique, dont 4,1 milliards pour les transports terrestres et 0,8 pour les marins.
Relations avec les collectivités territoriales, 4,0 milliards, ne représente qu’une fraction du soutien de l’État aux collectivités. L’essentiel, dotation globale de fonctionnement en tête, transite par les prélèvements sur recettes, 68,3 milliards avec l’Union européenne, qui n’apparaissent dans aucune mission.
Cohésion des territoires, 23,1 milliards, est très majoritairement constituée des aides au logement, 16,7 milliards d’aides personnelles à elles seules, et non d’aménagement du territoire.
Deux postes majeurs sont par ailleurs absents de ce tableau, parce qu’ils ne relèvent pas du budget général mais de comptes spéciaux : les pensions des fonctionnaires de l’État, 69,3 milliards de crédits en 2025, qui en seraient le troisième poste, et les avances à l’audiovisuel public, 3,9 milliards. Leur absence fait sous-estimer le poids réel des retraites de l’État.
Dernière mise en garde, pour qui voudrait comparer : la mission Défense porte 93,5 milliards d’autorisations d’engagement pour 59,9 milliards de crédits de paiement. L’écart est de l’engagement pluriannuel sur des contrats d’armement. Le chiffre comparable aux autres missions est 59,9.
Le détail d’une mission : la justice
Onzième mission du budget avec 12,7 milliards votés. L’administration pénitentiaire y pèse davantage que les juridictions elles-mêmes.
Au 1er janvier 2026, photographie de fin d’exercice, 86 100 personnes étaient détenues dans un établissement pénitentiaire en France, outre-mer compris, en hausse de 6,8 % sur un an, selon la statistique mensuelle du ministère de la justice. Rapportés à cet effectif, les 5,33 milliards du programme représentent environ 61 900 euros par détenu et par an, soit 5 160 euros par mois et 170 euros par jour.
Cette division est un ordre de grandeur, pas un coût de détention. Le programme finance aussi le milieu ouvert, c’est-à-dire le suivi des personnes condamnées qui ne sont pas incarcérées, dont le nombre dépasse celui des détenus : le rapport ci-dessus surestime donc ce que coûte une place de prison, et il ne dit rien de la part du bâti, des personnels ou de la prise en charge. Il est donné parce qu’il fixe l’échelle, non parce qu’il mesure un coût unitaire. Une proposition du site examine comment développer les revenus de cette administration, travail des détenus en tête.
La dette, et ce qu’elle coûte
Le stock
La dette au sens du traité de Maastricht atteint 3 460,5 milliards d’euros fin 2025, contre 3 306,1 milliards un an plus tôt. Elle a donc progressé de 154 milliards en un an, et de 3,1 points de produit intérieur brut. Au premier trimestre 2026, dernier point publié, elle s’établit à 3 536,1 milliards, soit 117,5 % du produit intérieur brut.
Elle se répartit entre l’État, 2 822,7 milliards, la sécurité sociale, 293,1 milliards, les collectivités territoriales, 275,7 milliards, et divers organismes, 69,0 milliards. L’État en porte donc plus des quatre cinquièmes.
Le coût annuel, et pourquoi deux chiffres circulent
La loi de finances pour 2025 ouvrait 54,2 milliards d’euros au programme « Charge de la dette et trésorerie de l’État ». La dépense constatée s’est établie à 51,6 milliards. C’est le service de la dette au sens courant : les intérêts, sans le remboursement du capital.
On lit parfois 56,2 milliards. Ce montant existe, mais il désigne autre chose : la mission « Engagements financiers de l’État » tout entière, qui contient aussi les garanties accordées par l’État, l’épargne réglementée et la dette de SNCF Réseau reprise. Le service de la dette proprement dit en représente 96 %.
Exécutions constatées par la Cour des comptes. Le saut de 2022 tient à l’inflation, qui renchérit les titres indexés, et à la remontée des taux courts. Le repli de 2024 tient au ralentissement de cette même inflation ; la remontée reprend en 2025, et la loi de finances pour 2026 ouvre 58,6 milliards.
Une précaution de lecture : ce montant ne porte que sur l’État. Sur l’ensemble des administrations publiques, la charge d’intérêts a atteint 65,7 milliards en 2025, et la Cour des comptes la prévoit à 77,4 milliards en 2026.
Aucune projection au-delà de 2026 n’est publiée ici, parce qu’il n’en existe aucune d’officielle : la Cour des comptes constate en juin 2026 que le Gouvernement n’a pas communiqué de trajectoire de finances publiques au-delà de cette année.
Ce que l’État emprunte réellement
Le déficit ne dit pas ce que l’État emprunte. Il faut y ajouter le remboursement des titres arrivant à échéance, qui doivent être refinancés. C’est le tableau de financement, l’un des documents les moins lus de la loi de finances.
| Origine du besoin | Voté | Constaté |
|---|---|---|
| Remboursement des emprunts à moyen et long termes arrivant à échéance | 168,2 | 168,0 |
| Remboursement de la dette reprise de SNCF Réseau | 1,1 | 1,1 |
| Déficit à financer | 139,0 | 124,2 |
| Autres besoins de trésorerie | −4,8 | −2,8 |
| Total à couvrir | 303,5 | 290,5 |
L’État a donc levé 300 milliards d’euros à moyen et long termes sur les marchés en 2025, conformément au programme voté, plus du double de son déficit. Sur les 290,5 milliards du besoin constaté, 169 milliards n’ont financé aucune dépense nouvelle : ils ont remboursé des emprunts anciens par de nouveaux emprunts.
Article 138 de la loi de finances pour 2025 pour le vote, Cour des comptes pour le constaté. Le moindre déficit a réduit le besoin d’ensemble, l’émission à moyen et long termes restant, elle, au niveau prévu.
La sécurité sociale en 2025, premier poste de dépense
La sécurité sociale ne figure pas au budget de l’État. Ses dépenses sont fixées chaque année par un texte distinct, la loi de financement de la sécurité sociale. L’échelle est supérieure : la seule branche vieillesse, 304,1 milliards votés pour 2025, représente plus des deux tiers des charges nettes du budget général de l’État.
Dépenses par branche prévues au tableau d’équilibre de l’article 37 de la loi de financement pour 2025, ensemble des régimes obligatoires de base. L’objectif national de dépenses d’assurance maladie, qui recoupe partiellement la branche maladie sans se confondre avec elle, était fixé à 265,9 milliards ; la dépense constatée s’est établie à 265,4 milliards, en hausse de 3,5 % sur un an.
Et les recettes en face
Une dépense ne se lit pas sans la recette qui lui répond. Le tableau d’équilibre de la loi de financement donne les deux, branche par branche ; les comptes disent ensuite ce qu’il est advenu du solde.
| Branche | Recettes votées | Dépenses votées | Solde voté | Solde constaté |
|---|---|---|---|---|
| Maladie | 246,4 | 261,8 | −15,4 | −15,9 |
| Vieillesse | 296,6 | 304,1 | −7,5 | −7,2 |
| Famille | 59,9 | 59,5 | +0,4 | +1,2 |
| Autonomie | 41,9 | 42,6 | −0,7 | +0,1 |
| Accidents du travail | 17,1 | 17,0 | +0,2 | −0,2 |
| Ensemble, avec le fonds de solidarité vieillesse | 644,3 | 666,4 | −22,1 | −21,6 |
Article 37 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 pour le vote, hors transferts entre branches ; comptes présentés à la commission des comptes de la sécurité sociale, communiqué du 19 mars 2026, pour le constaté. La dernière ligne inclut le fonds de solidarité vieillesse, excédentaire de 0,4 milliard en exécution. S’ajoute à ces flux l’amortissement de la dette sociale passée : 16,3 milliards fixés pour 2025 par l’article 38.
Trois écarts méritent d’être lus. La branche famille a dégagé le triple de l’excédent prévu. La branche autonomie, donnée déficitaire, a fini à l’équilibre. Les accidents du travail, donnés excédentaires, ont basculé en déficit. Et le déficit de la branche maladie, 15,9 milliards constatés, représente à lui seul près des trois quarts du déficit d’ensemble.
C’est cette branche que le site a traitée en premier : le dossier « Réformer l’assurance maladie » réunit en un seul modèle les propositions qui la concernent, de ce qui reste à la charge du patient jusqu’à la façon dont les soignants sont payés.
La protection sociale au sens large
Le périmètre ci-dessus est celui de la sécurité sociale. Les comptes de la protection sociale retiennent un champ plus vaste, qui inclut notamment l’indemnisation du chômage, les aides au logement et les minima sociaux. Pour 2024, dernier exercice publié, les prestations atteignent 932,5 milliards, soit 31,9 % du produit intérieur brut, pour 997,8 milliards de ressources.
Comptes de la protection sociale, direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques, édition publiée en décembre 2025. Ces montants portent sur 2024 et non sur 2025 : un exercice d’écart avec le reste de la page, le temps que ces comptes soient consolidés.
Sources : loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025, articles 138 et 139 et états A, B et D annexés ; loi n° 2025-199 du 28 février 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2025, articles 37, 38 et 97 ; Cour des comptes, Le budget de l’État en 2025, résultats et gestion, avril 2026 ; chiffres clés du budget de l’État pour 2025 ; comptes de la Nation ; comptes de la sécurité sociale pour 2025, communiqué du 19 mars 2026 ; statistique mensuelle de la population détenue et écrouée, ministère de la justice, 1er janvier 2026.